Actualités :

 

 

La médecine nucléaire est une discipline médicale utilisant l’administration d’un Médicament RadioPharmaceutique (MRP) pour réaliser :

  • le plus souvent : une imagerie fonctionnelle appelée scintigraphie, permettant d’évaluer le fonctionnement d’un organe,

  • plus rarement : un traitement appelé radiothérapie métabolique (traitement des hyperthyroïdies par iode 131 ; traitement antalgique des douleurs d’origine osseuse par Quadramet).

 

Principe général de la scintigraphie

 

La scintigraphie est une image du fonctionnement d’un organe (thyroïde, os, myocarde, rein, poumon, etc.). Pour l’obtenir, un MRP (médicament radioactif spécifique de l’exploration demandée) vous est administré, en général par injection intraveineuse (mais parfois aussi par voie sous-cutanée). Il n’entraîne pas d’effet secondaire ni d’allergie.
Ce MRP émet un rayonnement qui va être détecté par l’appareil appelé « gamma-caméra » et qui va permettre l’obtention d’une image appelée « scintigraphie ».

 

En médecine nucléaire, ce n’est pas la gamma-caméra qui envoie un rayonnement, c’est le patient auquel on a injecté le médicament radiopharmaceutique qui émet un rayonnement pendant une période limitée.


Pour que le produit injecté se fixe sur l’organe à étudier, un certain temps est nécessaire variant de 15 minutes (scintigraphie thyroïdienne) à 3 heures (scintigraphie osseuse), voire 24h, 48h ou 7 jours après. Il faut donc attendre ce délai avant de pratiquer les clichés scintigraphiques.

 

Lors de l’examen, il n’est pas nécessaire de se déshabiller en totalité ; il est recommandé d’enlever les objets métalliques que vous portez et de rester immobile pour éviter les images floues.

 

Ce n’est pas parce que le traceur administré est radioactif que l’examen est plus irradiant ou plus dangereux que les examens de radiologie. Les éléments utilisés ont, le plus souvent, une « durée de vie radioactive » très courte et ils ne restent pas longtemps dans l’organisme. (Exemple : pour le technétium 99m, principal radioélément utilisé, la demi-vie radioactive est de 6 heures et l’élimination urinaire du radiotraceur est rapide). La dose administrée est calculée en fonction de l’âge et du poids du patient, selon les recommandations des sociétés savantes nationales et internationales. La scintigraphie est utilisée en routine chez l’adulte et chez l’enfant.

 

Il est recommandé :

  • d’éviter les contacts avec les femmes enceintes et les enfants en bas âge, le jour même, pour la plupart des scintigraphies. Ce délai peut être plus long après certains examens (prise d’iode 131). Évitez, si cela est possible, de venir accompagné(e) de vos enfants s’ils sont âgés de moins de 10 ans.
  • d’interrompre l’allaitement pendant 24h (scintigraphie thyroïdienne) ou 48h (scintigraphie osseuse).
  • de nous signaler si vous devez prendre l’avion prochainement : en fonction du type d’examen et de la date du voyage, nous vous fournirons éventuellement un certificat, à présenter lors du contrôle de sécurité.
  • de prévoir un patch anesthésique à mettre sur les sites potentiels d’injection, pour les examens pédiatriques.
  • de prévoir de quoi vous restaurer sur place si vous restez dans l’établissement durant l’attente entre l’injection du produit et la réalisation des images.

 

Déroulement du séjour dans notre service

 

1. Préparation

  • Pour certains examens (scintigraphie myocardique, thyroïdienne, surrénalienne, rénale avec test au Captopril), il peut être nécessaire d’interrompre certains traitements, en accord avec votre médecin traitant qui pourra être amené à prescrire un traitement de substitution au cours des jours précédents l’examen.

  • Il n’est pas nécessaire d’être à jeun sauf pour quelques examens particuliers (explorations digestives, étude de la fixation thyroïdienne de l’iode).

  • En cas de grossesse ou de retard de règles, vous devez le signaler au secrétariat lors de la prise de rendez-vous et aux manipulateurs avant l’administration du radiopharmaceutique car, sauf cas de force majeure, il est préférable de ne pas réaliser de scintigraphie pendant la grossesse.

  • Si vous allaitez, il faudra interrompre l’allaitement pendant 24 heures (scintigraphie thyroïdienne) ou 48 heures (scintigraphie osseuse).

  • Pour certaines scintigraphies (osseuse en particulier), on vous demandera d’aller vider votre vessie avant de faire l’examen, car une vessie pleine gêne l’interprétation des images.

2. Accueil et constitution du dossier administratif par les secrétaires.

 

3. Passage dans la salle d’attente réservée aux patients devant bénéficier de l’injection du radiotraceur.

 

4. Injection du radiotraceur dans la salle d’injection ou sous l’appareil (si besoin d’images précoces) après vérification par le manipulateur radio des contre-indications.

 

5. Délai d’attente variable selon le type de scintigraphie entre l’injection du radiopharmaceutique et la réalisation des images (pouvant varier de quelques secondes à 7 jours ; le plus souvent 20 minutes pour une scintigraphie thyroïdienne, 3 heures pour une scintigraphie osseuse).


C’est pourquoi, vous verrez peut-être des patients arrivés après vous, repartir avant vous.

 

6. Réalisation des images scintigraphiques : la durée moyenne est de 30 minutes (de 15 minutes à 1h30).

 

7. Traitement et sortie des images : cette étape est réalisée le plus souvent par les manipulateurs, parfois par les médecins pour certains examens spécialisés.

 

8. Consultation médicale dans le bureau de consultation ou dans la salle d’examen pendant ou après l’examen.

 

9. Remise du compte rendu au secrétariat ou envoi au médecin prescripteur, selon votre convenance.

 


La scintigraphie osseuse

 

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Qu’est-ce qu’une scintigraphie osseuse ?


C’est un examen qui permet de visualiser l’ensemble du squelette et qui reflète de façon sensible le fonctionnement métabolique de l’os.


Des lésions osseuses sont souvent ainsi mises en évidence plusieurs mois avant d’être visibles sur les radiographies.

 

Comment l’examen se déroule-t-il ? 


Au début de l’examen, on injecte par voie intraveineuse au niveau du bras ou du pied du patient un radiopharmaceutique (diphosphonates marqués au technétium Tc99m). Dans certains cas, des images peuvent être réalisées dès cette phase d’injection (temps vasculaire). Approximativement trois heures après, le marqueur radioactif a été incorporé dans l’os et on réalise les images. Généralement, le patient est allongé, dans certains cas, on pourra lui demander de s’asseoir ou de rester debout.


Il est important de rappeler au patient de boire beaucoup d’eau et de vider sa vessie avant la réalisation des images.
La durée de l’acquisition des images est, le plus souvent, de l’ordre de la demi-heure. Ce délai peut être rallongé de 30 minutes si l’examen est complété par une tomoscintigraphie osseuse couplée au TDM.


Au total, l’examen dure approximativement 5 heures.

 

Y a-t-il une préparation spéciale et quels sont les risques de cet examen ? 

  • Il n’est pas nécessaire d’être à jeun.
  • Le produit radiopharmaceutique ne rend pas somnolent et ne gêne pas ainsi la conduite d’un véhicule. 
  • L’irradiation est très faible (3 à 4mSv). Chez l’enfant, les doses délivrées au niveau des épiphyses sont un peu plus élevées, puisque la croissance osseuse y est rapide ; la scintigraphie du squelette n’est donc indiquée qu’après un examen radiologique classique. 
  • Il faut éviter, dans la mesure du possible, de pratiquer une scintigraphie chez la femme enceinte.
  • L’allaitement doit être suspendu après injection, durant 48 heures.

Quels sont les bénéfices cliniques attendus ? 


Le grand intérêt de la scintigraphie du squelette est qu’une modification du fonctionnement osseux peut être décelée plusieurs mois avant que des modifications morphologiques ne soient visibles sur les clichés radiographiques habituels. 


Elle est indiquée pour la détection de lésions osseuses tumorales bénignes (ostéome ostéoïde) ou malignes, de foyers infectieux ostéo-articulaires, de pathologies secondaires à la pratique du sport (fractures de fatigue, périostites...), d’ostéonécrose, pour le diagnostic et parfois le suivi évolutif d’une algodystrophie, de diverses pathologies rhumatologiques, traumatologiques, orthopédiques et en cancérologie.

 

Vous pouvez également consulter la vidéo très didactique réalisée par le service de médecine nucléaire des Hôpitaux de Genève en cliquant sur le lien suivant : http://www.youtube.com/watch?v=EhWVOlP2FZE

 

 

Scintigraphie osseuse normale

 

 

Douleurs des 2 talons lors de la marche. Hyperfixation des 2 pieds sur la scintigraphie corps entier.

Rhumatisme ? Fracture de fatigue des 2 calcanéums ?

 

 

Tomoscintigraphie osseuse couplée au scanner de repérage anatomique.

Fracture de fatigue du calcanéum gauche.

 

 

Tomoscintigraphie osseuse couplée au scanner de repérage anatomique. Fracture de fatigue du calcanéum droit.

 

 

Douleur et gonflement du genou apparus dans les suites d'une intervention chirurgicale .Algodystrophie du genou gauche. Temps précoce.

 

 

Algodystrophie du genou gauche. Temps tardif.

 

 

Douleur de la hanche droite lors de la marche. Suspicion de fissure du col fémoral droit sur la scintigraphie osseuse corps entier.

 

 

Fissure du col fémoral droit dans un contexte d'ostéoporose.

 

 

La scintigraphie de la thyroïde

 

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Qu’est-ce qu’une scintigraphie thyroïdienne ? 


La scintigraphie de la thyroïde est une image qui reflète le métabolisme de l’iode au niveau de la glande thyroïde. Elle permet de préciser le traitement en cas d’hyperthyroïdie ou de nodule(s) thyroïdien(s).


Comment l’examen se déroule-t-il ? 


On administre au patient soit du technétium 99m par voie intraveineuse, soit de l’iode 123 par voie intraveineuse ou par voie orale. Ces traceurs radioactifs sont fixés par la glande thyroïde. Les images sont réalisées à l’aide d’une gamma-caméra environ 20 minutes après injection du technétium ou bien 3 à 4 heures après administration d’iode 123 (afin d’obtenir le reflet de l’organification de l’iode). L’examen dure 20 minutes et la durée totale du séjour dans le service est comprise entre 1h30 et 2h pour les scintigraphies au technétium 99m.

 

Quelles sont les interactions avec d’autres médicaments ? 


La captation du radiopharmaceutique peut être influencée par de nombreux médicaments : hormones thyroïdiennes, antithyroïdiens de synthèse, médicaments contenant de l’iode (en particulier amiodarone) et produits radiologiques iodés. 


Il est donc très important pour le médecin nucléaire de savoir quel médicament reçoit le patient et il est hautement souhaitable de réaliser la scintigraphie de la thyroïde avant les examens radiologiques avec produits de contraste iodés (TDM ou scanner et urographie intraveineuse en particulier).

 

Quels sont les risques de cet examen ? 


Le technétium et l’iode 123 sont très bien tolérés. Les effets secondaires sont extrêmement rares. Ils peuvent être injectés aux patients allergiques à l’iode car la masse d’iode est très faible, inférieure à l’apport alimentaire normal quotidien. L’irradiation est très faible (1 à 2mSv) et l’examen peut être pratiqué même chez le petit enfant. Il est cependant contre indiqué chez la femme enceinte. Le technétium et l’iode 123 sont excrétés dans le lait et l’allaitement doit être suspendu pendant 24 heures.

 

Quels sont les bénéfices cliniques attendus ? 


La scintigraphie thyroïdienne permet de visualiser l’activité métabolique de la glande :

  • en cas d’hyperthyroïdie, elle permet de déterminer la cause de l’hyperthyroïdie et d’ajuster ainsi la thérapeutique (traitement médical, chirurgie, traitement par iode radio-actif).

  • elle permet également la caractérisation fonctionnelle des nodules : la stratégie de traitement des nodules dépend de la fixation du traceur à la scintigraphie (nodule chaud ou froid) et des résultats d’autres examens (dosages hormonaux, échographie, ponction à l’aiguille fine avec analyse cytologique).

 

Scintigraphie thyroïdienne normale.

 

 

Nodule chaud du lobe supérieur gauche de la glande thyroïde.

 


Les explorations cardiaques

 

a. La scintigraphie myocardique

 

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Qu’est-ce qu’une scintigraphie myocardique ? 


La scintigraphie du myocarde couplée à une épreuve d’effort ou à une injection de certains médicaments (Rapiscan) est la technique non invasive la plus sensible pour détecter et localiser l’ischémie myocardique, c'est-à-dire un défaut d’irrigation sanguine au niveau du muscle cardiaque, le plus souvent secondaire à un rétrécissement du diamètre des artères coronaires.

 

Elle joue également un rôle dans l’évaluation du risque des patients suspects ou atteints de coronaropathie, dans la surveillance des coronariens et dans la détection du tissu myocardique viable après infarctus.


Elle permet également d’étudier la façon dont le muscle cardiaque se contracte et de calculer la fraction d’éjection du ventricule gauche.

 

Comment l’examen se déroule-t-il ? 


Il se déroule en deux phases.


Le protocole peut varier, en particulier en ce qui concerne le radiopharmaceutique utilisé. Le plus souvent, un radiopharmaceutique marqué au technétium Tc 99 m (ou plus rarement du thallium 201) est injecté au repos, suivi d’une 1ère tomoscintigraphie dite « de repos » réalisée 15 minutes après l’injection.


Puis le patient va réaliser son épreuve d’effort sur un vélo, sous la surveillance d’un cardiologue, et une 2e injection de radiotraceur sera réalisée au maximum de l’épreuve d’effort ou après perfusion intraveineuse de Rapiscan. Une 2e tomoscintigraphie dite « d’effort » sera réalisée dans la foulée.


L’ensemble de l’examen (incluant les images d’effort et de repos et le temps qui les sépare) s’étend habituellement sur 4 heures.


Le plus souvent, le résultat est adressé directement à votre cardiologue et à votre médecin traitant.

 

Y a-t-il une préparation spéciale et quels sont les risques de cet examen ? 

  • Il peut être nécessaire d’interrompre certains traitements, en accord avec votre médecin traitant ou votre cardiologue qui pourra être amené à prescrire un traitement de substitution au cours des jours précédents l’examen.
  • Il est très important de ne consommer ni café, thé ou chocolat, banane, soda avant l’examen. Dans le cas contraire, l’examen sera annulé et reprogrammé.
  • Prévoir des affaires de sport ou des vêtements de rechange.
  • En cas de doute, contacter le service de médecine nucléaire au 05 56 43 74 51 ou 05 56 43 74 70.

Aucun effet secondaire important n’a été décrit du fait de l’administration du thallium ou des radiopharmaceutiques marqués au technétium.


De plus, un cardiologue est toujours présent lors de la réalisation de l’épreuve d’effort.


Il n’y a pas de limitation à la conduite d’un véhicule.


La dose d’irradiation est modérée (8 à 10 msv).

 

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b. La ventriculographie isotopique

 

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Les scintigraphies rénales

 

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a. La scintigraphie rénale dynamique (MAG3, Edicis, DTPA)

 

Qu’est-ce qu’une scintigraphie rénale dynamique ?

 
La scintigraphie rénale dynamique étudie la perfusion, mais surtout la fonction de filtre et d’élimination de chacun des deux reins.

 

Dans quelles circonstances est-elle prescrite ?


Elle est indiquée :

 

- dans le bilan d’insuffisance rénale avant la réalisation d’une biopsie ;

 

- dans le bilan des malformations rénales : avec l’échographie, elle permet d’évaluer le retentissement de ces malformations et d’effectuer leur suivi évolutif ;

 

- dans la recherche d’un rétrécissement d’une artère rénale pouvant être responsable d’une hypertension : scintigraphie rénale avec test au Captopril.

 

Comment l’examen se déroule-t-il ? 


On injecte par voie IV le radiopharmaceutique, puis les images sont réalisées immédiatement. Un diurétique peut être injecté au cours de l’examen qui peut durer 30 ou 40 minutes, en particulier lors de l’évaluation des malformations rénales.

 

Cas particulier du test au Captopril :


Cet examen s’effectue en 2 parties au cours d’une même journée :

  • la 1ère partie appelée « test de base » est réalisée le matin ;
  • la 2e partie appelée « test au captopril » est réalisée l’après-midi, 1 heure après l’administration orale d’un médicament appelé Captopril.

NB : il faut interrompre certains médicaments qui peuvent fausser le résultat de l’examen :


48 heures avant : médicaments diurétiques (lasilix, hydrochlorothiazide) ;
5 jours avant : médicaments IEC (inhibiteurs de l’enzyme de Conversion) et autres médicaments agissant sur le système rénine-angiotensine l’examen.


Votre médecin traitant ou votre médecin spécialiste (cardiologue, néphrologue, chirurgien vasculaire) pourra être amené à prescrire un traitement de substitution au cours des jours précédents l’examen.

 

 

b. La scintigraphie rénale au DMSA-Tc 99m


Principe :


Elle permet :

  • d’apprécier la fonction séparée des 2 reins, qui est normalement symétrique (approximativement 50 % pour chaque rein) ;

  • de déceler des séquelles d’infection rénale (appelée pyélonéphrite) chez l’enfant ou chez l’adulte.

Déroulement :


Après injection du DMSA par voie IV, on réalise des images immédiatement (durée 15 minutes) et 6 heures (durée 30 minutes) après l’injection.


On peut s’absenter du service entre les 2 parties de l’examen.

 

 

La scintigraphie pulmonaire

 

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Qu’est-ce qu’une scintigraphie pulmonaire de ventilation et de perfusion ? 


La scintigraphie pulmonaire a pour but de visualiser l’arrivée de l’air et du sang dans les poumons.


- C’est l’examen non invasif le mieux adapté à la détection de l’embolie pulmonaire.


- Il est également indiqué pour évaluer séparément la participation fonctionnelle de chaque poumon.


- Parfois il est réalisé chez l’enfant, pour rechercher un corps étranger intra-bronchique.

 

Comment l’examen se déroule-t-il ? 


On demande d’abord au patient de respirer un aérosol radioactif. On réalise dans la foulée une première série d’images appelée scintigraphie de ventilation.


Puis on injecte par voie intraveineuse des particules d’albumine marquées au technétium dont le diamètre est approximativement de 50 µm. Elles se bloquent dans moins de 1 % des capillaires artériolaires de chacun des deux poumons. On réalise en suivant une 2e série d’images dite « scintigraphie de perfusion ». On peut alors comparer l’apport sanguin et l’apport aérien dans chacune des parties des poumons. L’examen dure 30 à 40 minutes et la durée totale du séjour dans le service est comprise entre 1h30 et 2 heures. La durée de l’examen peut être plus longue si cette scintigraphie est couplée à un scanner.

 

Quelles sont les interactions avec d’autres médicaments ? 


Les médicaments ne modifient généralement pas le résultat de l’examen. Il est recommandé aux asthmatiques de prendre des bronchodilatateurs avant le début de l’examen.

 

Y a-t-il une préparation spéciale ? 


Aucune préparation n’est nécessaire, cependant il peut être utile de disposer d’un cliché radiographique récent du thorax pour interpréter les images.

 

Quels sont les risques de cet examen ? 


Les effets secondaires sont extrêmement rares. Quelques cas de réaction allergique à l’albumine humaine ont été décrits. Le produit radiopharmaceutique ne rend pas somnolent et ne gêne pas la conduite d’un véhicule. La dose d’irradiation est faible (1,5 mSv), la scintigraphie du poumon peut être pratiquée chez la femme enceinte avec certaines précautions et seulement en cas d’urgences. En cas d’allaitement, celui-ci devra être interrompu durant 24 heures.

 

 

 

La scintigraphie des glandes parathyroïdes

 

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Qu’est-ce qu’une scintigraphie des glandes parathyroïdes ? 


C’est un examen qui permet de visualiser et de localiser un adénome (lésion le plus souvent bénigne) développée au sein d’une des 4 glandes parathyroïdes, situées le plus souvent au contact de la glande thyroïde, parfois en région cervicale haute ou en région thoracique.


Ces glandes régulent le taux de calcium dans le sang. L’adénome est suspecté devant l’augmentation du taux sanguin de calcium et de parathormone. Il survient plus fréquemment chez les personnes insuffisantes rénales et/ou dialysées.

 

Comment l’examen se déroule-t-il ?

  • Injection IV du radiotraceur (sestamibi marqué au Technétium Tc99m).
  • Réalisation d’une 1ère image dite « précoce », 15 minutes après l’injection (durée 10 minutes environ).
  • Réalisation d’une 2e série d’images en moyenne 2 heures après l’injection comprenant une image similaire à l’image précoce (durée 10 minutes), associée à une tomoscintigraphie couplée au scanner (30à 40 minutes).
  • Durée totale : prévoir 4 heures.

Y a-t-il une préparation spéciale et quels sont les risques de cet examen ? 


Vous n’avez pas besoin d’être à jeun.


Il faut apporter les résultats d’analyse de sang et d’échographie.

 

Quels sont les bénéfices cliniques attendus ? 


Cet examen permet d’affirmer que l’élévation du taux de calcium sanguin est bien en rapport avec la présence d’un adénome parathyroïdien, de préciser sa localisation exacte et de vérifier s’il est associé à d’autres adénomes développés au niveau des autres glandes parathyroïdes, en région cervicale et surtout dans des zones inhabituelles (dites « ectopiques » : thoracique en particulier) que l’échographie ne peut pas visualiser.


L’apport de la tomoscintigraphie couplée au scanner est majeur pour détecter les adénomes ectopiques et/ou les adénomes de petite taille, non détectés sur la scintigraphie planaire.


Le traitement étant le plus souvent chirurgical, la scintigraphie permet ainsi au chirurgien d’avoir un bilan précis sur le nombre et la localisation des adénomes et d’adapter son intervention chirurgicale.

 

 

Adénome parathyroïdien cervical en situation lobaire inférieure droite.

 

 

Adénome parathyroïdien en situation inhabituelle (fenêtre aorto-pulmonaire).

 

 

La détection du ganglion sentinelle

 

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Qu’est-ce qu’une détection du ganglion sentinelle ? 


C’est une scintigraphie montrant le drainage lymphatique d’un organe. Elle permet de déterminer le nombre et l’emplacement des premiers ganglions (ganglion sentinelle) recevant le drainage d’une tumeur. Cette technique est fréquemment réalisée avant l’ablation des petites lésions du sein, plus rarement dans certaines tumeurs gynécologiques et certains mélanomes.


Son but est de guider le chirurgien pendant l’intervention. La scintigraphie ne renseigne pas sur l’état des ganglions, elle précise juste leur nombre et leur localisation (c’est l’analyse anatomo-pathologique faite au laboratoire qui précisera le statut de ces ganglions).

 

Comment l’examen se déroule-t-il ? 

  • Il peut être effectué la veille ou le jour même de l’intervention chirurgicale.
  • Le médecin effectue une injection sous-cutanée d’une petite quantité de radiotraceur (micro-agrégats d’albumine marqués au Technétium Tc99m) au niveau du sein, près de l’aréole.
  • Le plus souvent, l’injection n’est pas douloureuse. Plus rarement, certaines patientes peuvent ressentir transitoirement une brûlure.
  • Les images sont réalisées 2 heures à 2h30 après, centrées sur le sein et le creux axillaire et durent 15 minutes en moyenne.
  • Vous pouvez vous absenter du service entre l’injection et la réalisation des images.
  • Durée totale : prévoir 4 heures.

Y a-t-il une préparation spéciale et quels sont les risques de cet examen ? 

  • Si vous n’êtes pas opérée le jour même, vous n’avez pas besoin d’être à jeun.
  • Il est très important d’apporter votre mammographie, échographie et éventuellement le résultat de la biopsie.
  • Cet examen est très peu irradiant (0,5 mSv).

Quels sont les bénéfices cliniques attendus ? 


Dans les petites tumeurs du sein, de bon pronostic, l’absence d’atteinte des ganglions sentinelles permet d’éviter la réalisation d’un curage axillaire (c'est-à-dire l’ablation d’un plus grand nombre de ganglions situés sous le bras) qui peut parfois occasionner des effets secondaires (lourdeur et œdème du membre supérieur).

 

 

 

La scintigraphie à l’octréoscan

 

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Qu’est-ce qu’une scintigraphie à l’octréoscan ? 


C’est un examen qui permet de diagnostiquer des tumeurs de type neuro-endocrine bien différenciées et de préciser leur extension.


Elles sont situées le plus souvent au niveau du tube digestif et du pancréas et sécrètent des hormones spécifiques.

 

Comment l’examen se déroule-t-il ? 


Il s’effectue sur 2 jours.


J1 : On injecte par voie IV le radiotraceur (Octréotide marqué à l’Indium 111) et on réalise des images statiques 4 heures après (durée 30 à 40 minutes).


J2 : Réalisation d’une 2e série d’images identiques à celles réalisées à J1 associée à une tomoscintigraphie couplée au scanner (durée totale 1h30).

 

Y a-t-il une préparation spéciale et quels sont les risques de cet examen ? 

  • Il est nécessaire d’être à jeun.
  • L’injection du radiotraceur ne provoque pas d’effets secondaires. Exceptionnellement, un malaise hypoglycémique peut survenir chez les patients diabétiques.
  • En cas d’allaitement, celui-ci doit être interrompu 15 jours.
  • Le produit est commandé spécialement pour vous. Merci de nous prévenir si vous ne pouvez pas venir à votre rendez-vous, si possible 48 heures avant.

Quels sont les bénéfices cliniques attendus ? 


La scintigraphie à l’octréotide permet de faire le diagnostic de lésion de type neuro-endocrine, d’évaluer son extension, d’effectuer la surveillance et parfois d’évaluer l’efficacité du traitement.

 

 


La scintigraphie aux leucocytes marqués

 

Qu’est-ce qu’une scintigraphie aux leucocytes marqués ? 


C’est un examen qui permet de dépister les foyers infectieux ostéo-articulaires des membres supérieurs et inférieurs, en particulier chez les patients porteurs de prothèse.


La radiopharmacienne prélève un petit échantillon de sang du patient dans lequel elle sélectionne les globules blancs qu’elle va « marquer » à l’aide d’un traceur appelé « LEUKOKIT-Tc 99m ». Ces globules blancs marqués vont être réinjectés au patient et des images seront réalisées 4 heures et 24 heures après, centrées sur la zone suspecte.

 

Comment l’examen se déroule-t-il ? 


L’examen se déroule sur deux jours.


1er jour : Prévoir la journée complète. Prélèvement des globules blancs (prise de sang). Marquage. Réinjection des globules blancs marqués 2 heures après le prélèvement. Attente. Réalisation des images en moyenne 4 heures après la réinjection des globules blancs.


2e jour : Réalisation des images tardives avec tomoscintigraphie couplée au scanner (prévoir 2 heures).

 

Y a-t-il une préparation spéciale et quels sont les risques de cet examen ? 

  • Une scintigraphie osseuse doit être réalisée au préalable dans le mois précédent l’examen.
  • Un bilan biologique (VS, CRP, numération formule sanguine) doit être réalisée dans les 8 jours précédents l’examen.
  • Sauf cas particulier, il est préférable de ne pas avoir de traitement antibiotique en cours.
  • Vous n’avez pas besoin d’être à jeun.

Quels sont les bénéfices cliniques attendus ? 


La scintigraphie aux leucocytes marqués permet de diagnostiquer un foyer infectieux et de déterminer si l’infection est localisée au niveau des parties molles ou intéresse également l’os ou l’articulation voisine. Votre médecin pourra ainsi adapter la thérapeutique.

 


 

La scintigraphie chez l’enfant

 

Pourquoi fait-on des scintigraphies chez les enfants ? 


Votre médecin a demandé qu’une scintigraphie soit effectuée chez votre enfant pour mieux comprendre sa maladie. Il sait que les examens scintigraphiques sont sans danger et donnent des résultats fiables. Ils n’entraînent que peu de désagréments. Beaucoup de ces examens sont pratiqués chez les enfants car ils donnent des informations sur la croissance, le fonctionnement des organes ou renseignent sur les causes des douleurs. Faire une scintigraphie ne signifie pas que votre enfant soit gravement malade.

 

Quelle aide puis-je apporter à la réalisation de l’examen ? 


Dans certains cas, votre aide sera utile pour que votre enfant soit calme et rassuré car il est impossible d’obtenir de bons clichés si votre enfant ne peut rester allongé, immobile. Durant la plupart des examens, l’enfant peut écouter de la musique ou vous pourrez lui lire un livre ou lui raconter une histoire. Dans de rares cas où l’enfant est trop agité, il peut être nécessaire de lui administrer un léger calmant ou de prévoir un autre rendez-vous.

 

L’examen est-il douloureux ? 


Le personnel du service de médecine nucléaire a l’habitude de s’occuper de petits enfants. Le seul geste un peu douloureux est la piqûre pour l’injection.


Il est préférable de prévoir des patchs anesthésiques que vous poserez dans le pli des coudes 30 minutes avant l’arrivée dans le service.

 

Faut-il prendre des précautions particulières avec les couches ? 


Tant que votre enfant sera dans le service, confiez les couches souillées au personnel. Chez vous, les précautions d’hygiène habituelles sont suffisantes et aucune précaution spéciale n’est nécessaire, si ce n’est de changer la couche fréquemment.

 

Faut-il réduire les contacts avec ses frères et sœurs ? 


L’irradiation minime des autres membres de la famille implique un risque minime. Il est seulement déconseillé que votre enfant dorme dans le même lit qu’un autre enfant durant la nuit qui suit l’examen.

 

Mon enfant peut-il retourner à l’école ou à la crèche ? 


Oui, dès le lendemain de l’examen.

 

Y a-t-il des précautions à prendre si je suis enceinte ? 


Si vous êtes enceinte, il vaut mieux éviter un contact prolongé (câlins) avec votre enfant pendant les 6 heures qui suivent l’injection. Comme la présence d’un proche peut être souhaitable lors de l’examen, il est préférable qu’un autre membre de votre famille ou un(e) ami(e) accompagne l’enfant dans le service.

 

Puis-je poursuivre l’allaitement d’un enfant qui a eu une scintigraphie ? 


Oui, sans problème.

 

L’enfant doit-il être à jeun ? 


Sauf si on vous l’a explicitement demandé, ce n’est pas nécessaire. Prenez avec vous suffisamment de nourriture et de boisson pour votre enfant, en tenant compte de la durée prévue du séjour dans le service.

 

 

Le traitement des hyperthyroïdies par l’iode 131

 

Principe


Certaines hyperthyroïdies peuvent être traitées par l’administration orale d’une gélule d’iode 131 qui va être incorporée par les cellules thyroïdiennes et ralentir leur métabolisme. L’effet de ce traitement est progressif et ne sera évalué qu’au bout d’un mois après la prise d’iode.

 

Comment le traitement se déroule-t-il ? 


Il est souvent nécessaire d’étudier au préalable comment votre thyroïde capte l’iode en effectuant une étude de la courbe de fixation sur 6 heures.


La gélule est administrée par voie orale, en buvant 2 grands verres d’eau.

 

Y a-t-il une préparation spéciale et quels sont les risques de cet examen ? 

  • Le produit est commandé spécialement pour vous. Merci de nous prévenir si vous ne pouvez pas venir à votre rendez-vous.
  • Il faut être à jeun impérativement.
  • La grossesse est une contre-indication formelle.
  • Il est parfois préférable d’interrompre certains médicaments au cours des 48 heures précédant la prise d’iode. Renseignez-vous auprès de votre médecin.
  • Il n’y a pas d’effets secondaires immédiat. Parfois, une hypothyroïdie secondaire peut survenir.
  • Vous devrez impérativement respecter des consignes de radioprotection. Elles vous seront expliquées oralement et par écrit (voir PDF).
    → vis-à-vis des enfants et des femmes enceintes : pas de contact pendant 10 jours en moyenne.
    → prendre 1 douche par jour et vous laver la tête.
    → conserver certains produits jetables (mouchoirs en papier, protections) dans un sac séparé et les évacuer au bout d’un délai prolongé (1 mois).

Quels sont les bénéfices cliniques attendus ? 

  • Le plus souvent : normalisation du fonctionnement thyroïdien.

  • Plus rarement : diminution des dimensions de certains goitres non opérables, responsable d’une gêne locale.  

Téléchargez la fiche d'information sur le traitement de l'hyperthyroïdie

 

 

Le traitement antalgique des lésions osseuses par le samarium 153 (Quadramet)

 

Principe

 
Des biphosphonates marqués au Samarium 153 sont injectés par voie IV et sont captés préférentiellement par les lésions osseuses qui ont un métabolisme activé. Ces cellules vont être détruites par le rayonnement β émis par le Samarium.

 

Comment l’examen se déroule-t-il ? 

  • Prévoir une demi-journée.
  • Le radiopharmaceutique est injecté par voie IV et des images sont réalisées 5 à 6 heures après, afin de s’assurer de la bonne fixation du radiotraceur sur les lésions osseuses.
  • Vous devez impérativement rester dans le service pendant ces 6 heures, afin que vos urines soient récupérées car le Quadramet est éliminé majoritairement par voie urinaire au cours des 6 premières heures.

Y a-t-il une préparation spéciale et quels sont les risques de cet examen ? 

  • Certains traitements à visée osseuse doivent être interrompus (1 mois pour le Zometa, 8 jours pour le Lytos et le Clastoban). Renseignez-vous auprès de votre médecin oncologue.
  • Vous n’avez pas besoin d’être à jeun.
  • Vous devez apporter le résultat du bilan sanguin datant de moins de 8 jours et de la scintigraphie osseuse datant de moins d’un mois.
  • Le produit est commandé spécialement pour vous. Merci de nous prévenir si vous ne pouvez pas venir à votre rendez-vous.

Quels sont les bénéfices cliniques attendus ? 


Ce traitement a pour but de faire disparaitre ou d’atténuer les douleurs d’origine osseuse.

 

Téléchargez la fiche d'information sur le traitement par Quadramet